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Réforme de la police judiciaire ; policiers, magistrats et avocats réunis exceptionnellement

  • Kim Jedrezac
  • 18 oct. 2022
  • 2 min de lecture


"Touche pas à ma PJ", "Sauvons l'investigation", "enquêteurs maltraités"... Tels étaient les slogans que nous avons pu observer pendant le rassemblement contre la réforme de la police judiciaire, le lundi 17 octobre. Nous nous sommes rendus au rassemblement de Lille pour en savoir plus.



Pour rappel :

Plusieurs évènements poussent la police judiciaire, les avocats et les magistrats à se rassembler aujourd'hui dans les 36 villes françaises. C'est avant tout en opposition à la réforme de la police judiciaire (PJ) annoncée la semaine dernière par le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. Pour plus d'informations, nous avons également fait un post consacré à cette réforme sur Instagram.


L'éviction d'Éric Arella

Le licenciement d'Eric Arella, le patron de la PJ de Marseille, a aussi été l'un des éléments déclencheurs de ces oppositions. Arella était respecté par ses troupes et par ses partenaires judiciaires pour son professionnalisme et son intégrité. Aujourd'hui, l'éviction de cette figure si estimée est perçue par les manifestants comme la décision "brutale et sourde d'une administration inhumaine".


L'ANPJ en première ligne

L'association nationale de la police judiciaire (ANPJ) était présente en avance devant le Palais de justice de Lille pour le rassemblement. Ce groupe existe depuis le 17 août 2022 mais compte déjà des milliers de membres qui revendiquent l'indépendance et les bonnes conditions des enquêteurs de la PJ.


Un rassemblement exceptionnel

Magistrats, avocats mais aussi députés et civils étaient présents au rassemblement pour soutenir la PJ. Il est très rare de voir des personnes issues de ces métiers se réunir : la présidente de l'Association Française des Magistrats instructeurs (AFMI) a même qualifié ce rassemblement d'"historique", ce qui souligne l'importance de cet évènement.


Une réforme qui n'atteint pas seulement la PJ

Parmi les personnes interrogées, certaines expliquaient être là en soutien, mais d'autres revendiquaient aussi être touchés par cette réforme. C'est le cas des juges d'instruction et des juges des enfants par exemple. La PJ peut mener des enquêtes pour des procès qui concernent ces corps de métier. "Nous sommes tous concernés par cette réforme, même indirectement" insistait l'un des juges des enfants présents.

Les dégâts de la réforme dénoncés


Pendant les discours face aux caméras de BFMTV, le représentant de l'ANPJ a insisté sur la gravité de cette réforme, qui altérera "fondamentalement la capacité de la PJ à lutter contre la criminalité". Il a aussi expliqué que la réforme n'a amené que de nouveaux problèmes dans le système de la PJ au lieu d'en résoudre, comme promis par le ministre de l'Intérieur, alors que le taux d'élucidation d'enquête est déjà en train de s'effondrer.



Le soutien des juges d'instruction

C'est ensuite la présidente de l'AFMI qui a pris la parole en réitérant son soutien. "Cette réforme sacrifie la PJ. Mais sans eux, le combat contre la criminalité est inactif et invisible" affirmait-elle devant les caméras.

Un rassemblement sous le signe de la solidarité.

"La PJ ne deviendra pas un outil politique. Nous voulons continuer de défendre les intérêts des enquêteurs et les intérêts des Français en général" a ensuite affirmé le représentant de l'ANPJ, avant d'insister sur l'importance du soutien des magistrats, des avocats et des policiers. Tous étaient donc unis et déterminés à lutter contre cette réforme jugée inutile et néfaste pour la lutte contre la criminalité en France.


Par Kim Jedrezac

 
 
 

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